LES ARTS PLASTIQUES

LE PASTEL est une variante pratique

 

Il y a deux types de pastels, le pastel gras et le pastel sec pour celui qui nous concerne. Le pastel sec se présente sous forme de craies pastel de toutes les couleurs. Elles ne permettent pas de dessiner avec précision car elles ne peuvent pas être taillées finement. Certaines de ces craies ont la particularité d’être fragiles et friables. Il faut donc user d’ingéniosité et avoir une bonne maîtrise technique pour les utiliser.

 

Cependant le pastel sec présente l’avantage de mieux s’étaler, même en appuyant légèrement, il est facile à estomper pour permettre de créer des effets de dégradés.

 

pastelsLe papier idéal pour le pastel est un papier à gros grain, sur lequel les particules de craie vont s’étaler régulièrement et adhèreront mieux que sur du papier lisse. Leur forte pigmentation a l’avantage d’être couvrante, ce qui permet de dessiner sur des formats de papier teintés. Cela permet des effets picturaux supplémentaires. La gomme « mie de pain » permet de dessiner « à l’envers », c'est à dire d’enlever par endroit des pigments colorés pour éclairer certains endroits du dessin.

 

Des outils de précision en forme de crayon à mine, en papier ou caoutchouc permettent d’affiner certains traits.

Un fixatif utilisé pendant les différentes étapes du dessin permettra d’éviter les estompages involontaires et de fixer le dessin terminé. Il est alors possible de l’encadrer.

 

  Extrait du mémoire de Marie-Armelle BOREL :
"Parents endeuillés en période de périnatalité: Etude de l'intérêt de l'Art-thérapie à dominante art plastique."

 

 

 

LE FUSAIN

 

Le dessin au fusain est sans doute la plus ancienne technique artistique. Elle était utilisée dans les grottes de la préhistoire.

fusain3Les artistes se sont longtemps servis du fusain pour réaliser des croquis préliminaires, des esquisses mais il est maintenant devenu un moyen d’expression artistique à part entière.

 

 Le fusain est une branche de saule ou de Fusain d’Europe carbonisée en vase clos. Les traces laissées par le fusain naturel peuvent être gommées avec une gomme mie de pain, gomme la mieux adaptée, puisqu'elle n'étale pas le graphite très poudreux. Il est recommandé de fixer l’œuvre lorsqu’elle achevée pour cela il existe des fixatifs adaptés.

 

fusainLe fusain de qualité se caractérise par sa couleur uniforme, très noire. Il existe un fusain tendre et du fusain dur. On obtient un résultat sombre et marqué si le trait et fort et appuyé. A l’inverse les ombres plus ou moins estompées donnent un dessin en volumes et perspective. A l’aide de la gomme, l’on peut faire ressorti des touches de clarté, de lumière.

Le fusain est utilisé seul ou avec d’autres médiums, le crayon graphite, la craie blanche, la pierre noire, la sanguine, le pastel et même l’aquarelle.

 

CHRISTELLE TADYSZAK

 

 

LA SANGUINE

 

Elle était déjà utilisée par les Egyptiens pour les hiéroglyphes et pour la peinture des tombes. Les artistes classiques comme Léonard de Vinci, Michel-Ange l’on largement utilisé.

 

sanguine2sanguine3La sanguine est un pigment constitué d’oxyde de fer et de craie.  Elle a une teinte rouille profond, qui évoque la couleur de la peau. Elle  se présente sous forme de bâtonnets, en barre, et  en crayon. Elle peut être dure ou tendre. Ses teintes vont du rouge anglais à la sépia en passant par le carmin.

 

Sous forme de craie, la sanguine s'étale facilement et sa technique est comparable à celle du fusain ou du pastel. Mais elle est moins salissante. On peut bien entendu estomper pour les modelés. On peut aussi la diluer dans l’eau et obtenir des lavis comme en aquarelle. On peut également l’utiliser avec la pierre noire. Elle nécessite ainsi d'être fixée à la fin de l'exécution de l'œuvre.

 

La sanguine trouve son utilisation naturelle dans la production de croquis, de modèles vivants et de scènes rustiques. Elle est idéale pour le rendu des modelés et des volumes.

 

CHRISTELLE TADYSZAK

 

 

LA PEINTURE est un support artistique incontournable

 

 Il y a plusieurs sortes de peintures : la peinture à l’huile, la peinture vinylique, la peinture à l’eau (gouache)… En ce qui nous concerne, nous aborderons les peintures acryliques.


peintureLes liants acryliques sont particulièrement visqueux, dans le sens strict du terme. Leur adhérence, leurs facultés d'agglutinement et d'empâtement sont caractéristiques ainsi que leur élasticité et leur irréversibilité.
 Les nombreux adjuvants que proposent les fabricants permettent cependant d'ajouter du brillant, du satiné, de la transparence à la pâte de sorte à retrouver le rendu que la transparence donne à la peinture à l'huile appliquée en glacis. Il existe de nombreux médiums, gels, diffusants, etc., permettant de modifier profondément les caractéristiques de cette peinture.

La finesse de la peinture acrylique pure n'est pas son atout majeur, sans adjuvant, elle atteindra difficilement la précision et la délicatesse florale d'une aquarelle par exemple. Elle est trop visqueuse pour cela et sa réticulation la destine normalement davantage à l'empâtement qu'aux couches fines.

Ce sont la viscosité et la solidité qui font l'intérêt des matières acryliques. A partir d'une épaisseur qui peut varier, des craquelures peuvent apparaitre au moment du séchage, mais elles ne s'aggravent pas d'elles-mêmes par la suite.

Le liant pur est, une fois sec, d'une grande transparence. Certaines variétés de qualité permettent d'incruster de menus objets en procédant par strates. Il est cependant indispensable la plupart du temps de préférer un gel plus ou moins épais pour ce type d'opérations.

 

La peinture acrylique autorise un vrai travail de peinture au pinceau, au couteau (petite truelle) etc. Certains artistes qui ont essayé d'autres techniques ne leur trouvent pas autant d'atouts. Le temps de séchage court est propice à l'initiation à la peinture, le nettoyage des outils et la dilution à l’eau ainsi que la quasi-absence d'odeur sont des atouts évidents. De plus, le vernissage n'est pas forcément nécessaire, cependant certains vernis ont une fonction protectrice anti-Ultra Violet en plus de leur fonction protectrice tout court. Le nettoyage d'un tableau non vernis peut parfaitement être exécuté à l'eau, l'acrylique étant imperméable et irréversible.

 

Certaine peintures sont constituées en petite quantité de toluène pour émulsionner leurs liants acryliques, il peut avoir des effets allergènes.

 

Qu'il le sache ou non, l'artiste peintre qui manipule des couleurs utilise des pigments. Disons pour faire court que ceux-ci ne sont rien d'autre que de la matière en poudre très fine ayant un pouvoir colorant intrinsèque. Mêlée à un liant, elle forme ainsi une peinture ou ce que l'on appelle un "colorant". Le liant ne se contente pas de mouiller le pigment,  il tisse autour de lui au séchage un réseau fibreux ou cristallin que l'on nomme la réticulation. Un pigment n’est donc pas une couleur, mais une matière intrinsèquement colorée.

 

Extrait du mémoire de Marie-Armelle BOREL :
"Parents endeuillés en période de périnatalité: Etude de l'intérêt de l'Art-thérapie à dominante art plastique."

 

 

 

 

L’AQUARELLE

 

La peinture à l’aquarelle est « l’art de la tache d’eau colorée ». Sa rapidité d'exécution en a longtemps fait une technique de croquis et d'études.

 

aquarelleLes divers techniques de l’aquarelle résident dans la juste adéquation du dosage de l’eau (du latin « aqua ») aux pigments broyés agglutinés à de la gomme arabique. Ce médium de grande souplesse d’emploi et très expressif est utilisé pour l’application de lavis de couleurs, légers et transparents sur un papier blanc choisi pour sa force et sa souplesse.

 

La peinture à l’aquarelle se différencie de la gouache dont les pigments composés de craie rendent les couleurs plus opaques. Elle se présente sous trois aspects : les couleurs sèches en tablettes, pastilles ou bâtons, les couleurs moites en pains ou en godets ; les couleurs molles en tubes.

 

Une des principales caractéristiques de l'aquarelle est la transparence de la couleur. La lumière est donc exprimée par le blanc du papier qu'il est important de préserver. Elle est l’une des techniques picturales qui demande le plus de dextérité, de rapidité et de compréhension de la théorie des couleurs et des effets de l'interaction des mélanges entre eux et avec le support en fonction de leur constituant.

 

CHRISTELLE TADYSZAK

 

 

 

L'ARGILE est un support artistique profitable

 

Il existe de multiples sortes d’argiles, tant au niveau de la consistance, de la texture, et aussi de la couleur.

  Argile

L’argile se modèle, se maltraite pour le préparer, il permet pleins de ressentis comparatifs. Il associe les capacités sensorielles et la motricité fine nécessitant alors une bonne coordination psychomotrice. Il permet d’accéder à un certain ressenti au toucher.

 

L'argile hydratée est malléable, elle peut être mise en forme et mise au four (« cuite ») elle prend une consistance solide. Ces propriétés en font un matériau de choix pour la fabrication d'objets.

Une terre argileuse destinée à la cuisson est souvent appelée glaise ou terre glaise. Le potier et le sculpteur recherchent une terre à faïence douce et plastique, qu'ils peuvent éventuellement modifier en ajoutant un peu de sable d'argile non plastique, de la chamotte, ou des fibres de cellulose.

L'ébauchoir  est un outil en bois dur dont les deux extrémités ont généralement une forme différente. Outre le "modelage" des volumes, il permet de petites découpes, des entailles et des creux.

La mirette  est une poignée de bois dont dépassent deux embouts métalliques en forme de boucles pouvant avoir deux types de formes, elle permet d’évider des formes afin de créer des reliefs. 

Le fil à couper la terre  est la variante du fil à couper le beurre qui a l'avantage d'être infiniment moins dangereux que le couteau. L’argile est plus consistant que le beurre et avec les lames, les "faux mouvements" sont assez courants... et tranchants. Il s’agit donc d’être prudent.

Le rouleau  est utile pour étaler ou élaborer des plaques de terre. Il est plus long et plus étroit que le rouleau à pâtisserie.

De multiples autres outils sont aussi utilisés, parfois construits par le sculpteur lui-même. De plus le four est un outil à mentionner car il permet de finaliser les objets sculptés ou modelés, mais surtout de les rendre très résistants et imperméables en transformant les propriétés physico-chimiques de la terre.
Les hommes peignent et sculptent depuis la préhistoire. Alors que la peinture est une forme d’expression en deux dimensions (principalement), la sculpture occupe un espace et un volume, et peut se voir sous tous les angles. L’acte de sculpter engage autant la vue et le toucher qu’il fait appel à la réflexion et aux émotions.

 

Extrait du mémoire de Marie-Armelle Borel :
"Parents endeuillés en période de périnatalité: Etude de l'interêt de l'Art-thérapie à dominante art plastique."

 

 

 

LE PLÂTRE est un matériau intéressant

 

Le plâtre se présente sous forme de poudre blanche. Le plâtre est réalisé à partir du gypse, roche sédimentaire appelée pierre à plâtre que l'on retrouve sous forme d'albâtre ou de cristaux de sélénite. La pierre est généralement extraite de mines ou de carrières souterraines puis cuite et ensuite cassée, broyée et moulue pour donner la poudre blanche du plâtre. Mélangée à l’eau, le plâtre se retrouve « gâché », c'est-à-dire humidifié jusqu’à obtenir en mélangeant une texture onctueuse pour permettre son utilisation.

 

platreIl existe plusieurs variétés de plâtre de qualités très différentes. Les sculpteurs préfèrent du plâtre à grains très fins qui permet de reproduire le plus fidèlement possible tous les détails du modèle. Le plâtre de synthèse est plus conseillé car il est très dur au point qu'il est difficile de le rayer avec l'ongle. Il offre une grande précision et une grande finesse dans la reproduction. Sa couleur est blanche, mais certains plâtres sont proposés déjà teintés. On peut également employer des colorants: de la gouache ou tout autre colorant acrylique, à ajouter uniquement à l'eau.

 

Ce matériau demande une certaine rapidité dans son traitement et il a donc parallèlement l’avantage (ou le désavantage) de vite sécher. N’étant pas un matériau autoporteur, il nécessite la construction d’une armature sur laquelle il est appliqué au fur et à mesure. Sec, il est impossible de le détacher de son armature qui devient alors une partie intégrante de la sculpture en plâtre. Celle-ci doit respecter des règles physiques de solidité pour préserver et assurer l’équilibre de l’objet.


Extrait du mémoire de Marie-Armelle BOREL :

"Parents endeuillés en période de périnatalité: Etude de l'intérêt de l'Art-thérapie à dominante art plastique."

 

 

LA MOSAÏQUE est une variante appliquée

 

La mosaïque est une technique artistique qui date de l'Antiquité et qui séduit toujours et encore tant les styles de créations peuvent être différents. Le principe est de coller des morceaux cassés de carrelage, de manière à reproduire des dessins géométriques ou picturaux. La mosaïque est réalisée à partir de céramique ou de carrelage qui ont subi une transformation physico-chimique irréversible au cours d’une cuisson à température plus ou moins élevée, d’où leur durabilité inaltérable.

 

mosaique"L'opus sectile" est un assemblage de morceaux découpés selon des formes variées, carrés, triangles, losanges, etc., "l'opus tessellatum" est un assemblage de cubes réguliers que l'on appelle "tesselles" signifiant en grec "à 4 côtés". De cette manière on peut ajuster étroitement les cubes les uns aux autres.


L’utilisation de la mosaïque a pris 2 directions : de pavement et murale. Elle est appréciée depuis l'Antiquité pour sa résistance car contrairement à la peinture (pour les murs) et aux tapis (pour les sols), ses couleurs ne passent pas avec le temps. C'est le plus souvent en association avec l'architecture que la mosaïque a trouvé son emploi
et c'est dans ce champ d'application qu'elle a peut être atteint sa forme d'expression la plus haute.

 

Extrait du mémoire de Marie-Armelle BOREL :
"Parents endeuillés en période de périnatalité: Etude de l'intérêt de l'Art-thérapie à dominante art plastique."

 

 

Le BEL-ECRIT est une variante artistique utile

 

Ecrire est l’activité artistique marquante par l’interaction qu’elle oblige entre le fond et la forme de l’écrit. Le fond s’entend comme l’idée exprimée, et la forme est donnée par les mots.

Cependant un mot est-il Art ? Un mot est-il un acte volontaire orienté vers l’esthétique ? Un mot n’a pas pour caractéristique de n’être qu’une forme graphique, en effet un mot ne peut pas se défaire de sa signification, cela fait de l’art d’écrire une activité artistique des plus sophistiquées qui soit.

 

colombeL’écriture au sens strict ne fait pas partie du panel des arts plastiques. L’art d’écrire est un art à lui seul. Cependant il est adaptable aux arts plastiques avec l’accommodation et la forme que lui donnera l’art du bel-écrit ou la calligraphie, et par extension le calligramme. Mais le rythme et les jeux phoniques du calligramme restent majeurs.

 

C’est Apollinaire qui essaya de créer une écriture nouvelle en jouant avec l'espace de la page, donc en associant le fond de ses écrits eux-mêmes déjà emprunts du fond des mots avec la forme d’un dessin (dessein) évoquant elle-même le fond des mots. C’est grâce au calligramme, qu’Apollinaire sera parvenu à concilier la modernité de son écriture et la tradition d'un thème élégiaque avec « La colombe poignardée et le jet d’eau ».


imagesLa mise en page du calligramme associe une expression poétique verbale à une expression poétique visuelle. Une expression poétique est comme le regroupement soudain autour d'un sens possible souvent inattendu de l’expression, verbale ou visuelle.

Le bel écrit est une technique qui met en mouvement à la fois le corps et l’esprit, et le résultat peut donner une production équilibrée et harmonieuse de son fond et de sa forme.

 

Extrait du mémoire de Marie-Armelle BOREL :
"Parents endeuillés en période de périnatalité: Etude de l'intérêt de l'Art-thérapie à dominante art plastique."